#ITyPA, semaine 7 – Les communautés d’apprentissage et de pratiques en ligne

November 24, 2012

J’ai commencé à réfléchir comment répondre aux questions de la semaine. Les questions me servent comme guide, comme fil conducteur, pour rester assez proche de la conversation qui constitue le ITyPA.

1. Appartenez-vous à une communauté de pratique en ligne ? Si oui, merci de préciser ce qui relie les membres et la manière dont sont intégrés les nouveaux membres.

Qu’est-ce qu’une communauté de pratique? Voici la définition du mot « communauté » selon le dictionnaire AntidoteGroupe social dont les membres vivent ensemble ou partagent des caractères, des intérêts communs.

Selon cette définition, une communauté se forme au travers des expériences vécues ensembles et avec le temps. De plus, les membres d’une communauté sont en mesure de se reconnaître et partagent des intérêts. Tout cela demande du temps et des activités appropriées.

Nous voilà dans la septième semaine de notre MOOC. Eh oui, je commence à sentir la présence d’un « nous » quand je pense au ITyPA. Il y a des personnes présentes qui interagissent, qui partagent, et qui m’écoutent. Comment je le sais? Parce que je reçois des questions, des suggestions, des liens et des petits mots qui m’encouragent et qui me motivent.

J’ai aucune idée combien de personnes participent encore. Impossible de le savoir, je suppose, parce que la participation inclut la lecture et l’écoute de tous, des activités qui ne laissent pas de trace que je puisse récupérer. Comment l’a bien remarqué Vincent Datin « si on a 10% d’individus prêts à s’engager dans un mode collaboratif, c’est déjà bien ». 10% sur 1000 personnes inscrites, cela donnerait 100.

Peu importe le nombre de personnes qui participent, je pense qu’une communauté peut commencer par un noyau, selon moi, un minimum de trois personnes, qui sont prêtes à proposer des activités ou bien des projets pour inviter d’autres à devenir membre.

Je pourrais comprendre notre MOOC comme un méta-projet, assez grand pour que mil personnes s’inscrivent et y inventent leurs propres projets.

Pour répondre à la question :

Il y a sept semaines j’étais membre d’un groupe qu’on pourrait nommer « participants du MOOC ITyPA ». À présent je peux dire que les interactions avec quelques membres de ce groupe me font penser qu’une communauté de pratique, ou bien plusieurs (?) sont en train d’émerger. Je commence à connaître les intérêts que quelques personnes, et nous négocions des activités (la pratique).

Comment Jean-Michel Cornu le définit, les organisateurs d’un projet de collaboration doivent créer des multiples possibilités de s’engager, et, en même temps, ils doivent communiquer à tous ceux qui s’intéressent à participer que le projet est ouvert, et que tout le monde est le bienvenu. En fait, nous avions reçu un document au début de ce MOOC qui a établi les droits des participants. Les deux idées y ont été clarifiées.

Rappel : Les droits du participant à un MOOC

  1. le droit de ne pas participer
  2. le droit de sauter des semaines
  3. le droit de ne pas finir le cours
  4. le droit de creuser un thème, même si la semaine est finie
  5. le droit d’utiliser n’importe quel outil pour participer au MOOC
  6. le droit de vous regrouper autour de domaines d’intérêts communs
  7. le droit de participer au MOOC de n’importe où “le droit de grappiller” (disperser, ensemencer, répandre, semer)
  8. le droit de publier abondamment sur son blog, Twitter, Facebook, Diigo, etc.
  9. le droit de participer silencieusement

En fait, quand j’ai lu ce document il y a sept semaines, j’ai analysé comment je pourrais m’engager, et quels objectifs je pourrais me proposer, à moi, pendant les dix prochaines semaines. J’ai clarifié pour moi-même mon intérêt individuel pour participer, c’est-à-dire sans le partager. Maintenant je vois plus clair quels intérêts ont les autres personnes, et je peux négocier comment réconcilier les deux. Ceci est un processus qui va continuer jusqu’à la fin du MOOC. Il est possible que je continue à collaborer avec des personnes que j’ai connues, ou bien qu’on reprenne contact dans l’avenir. Pour réussir ce processus de réconciliation, les premières trois lois de la collaboration, telle comme définies par Jean-Michel Cornu, s’appliquent.

2. Qu’est-ce qui différencie une communauté de pratique d’un simple groupe ?

Pour commencer, j’ai regardé les définitions de Charles Brisson. Pour lui, « le groupe est un sous-ensemble de la communauté ou du réseau. » Mon expérience de participer dans le ITyPA me fait penser que c’est peut-être le contraire. Il se peut que le terme « groupe » puisse avoir plusieurs interprétations. Le dictionnaire Antidote parle d’un « Ensemble de personnes, de collectivités de même nature, ayant des caractères communs ou ayant des objectifs communs. » En fait, la plupart de groupes sur les réseaux sociaux dont je fais part sont ouverts, ou bien le seuil d’y devenir membre est minimal. Une communauté, à mon avis, est constituée des personnes qui ont des intérêts en commun. Pour prendre conscience des intérêts des autres, il faut communiquer, et il faut « se connaître » au travers d’un minimum de situations vécues ensemble.

3. D’après votre expérience et/ou après observation des communautés mentionnées plus haut, y a-t-il des rôles impartis aux membres d’une communauté de pratique en ligne ? Des règles de fonctionnement ? 

 Une communauté vivante est en développement constant. Et, un peu comme dans un cercle d’amis, une personne peut jouer plusieurs rôles. On peut penser au moment où on devient membre d’une communauté. Un nouveau membre cherchera à connaître les autres personnes, les sujets traités et les règles explicites et implicites. Après un certain temps, ce « nouveau » serait peut-être reconnu comme « membre », et en collaborant avec d’autres, il pourrait contribuer des idées et des suggestions.

Les membres les plus engagés pourraient être reconnus comme « coordinateurs », « animateurs », ou bien « modérateurs ». Ce groupe de personnes devraient clarifier les règles de participation pour la communauté et devraient être en mesure d’affirmer leur existence. À mon avis, les formulations positives fonctionnent pour inviter à tous les membres de s’inscrire à un mode de collaborer et pour aligner les interactions et la communication à certaines valeurs qui, dans le font, créent la culture qui distingue cette communauté des autres.

 

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