#ITyPA – semaine 10 – La Formation Tout au Long de la Vie

C’est l’heure du bilan. Les dix semaines de notre MOOC ITyPA terminent aujourd’hui. Déjà?

Et pourtant, tout y est pour (re)commencer pour ceux qui souhaitent embarquer aujourd’hui les lectures, les tweets du #ITyPA. Une personne qui voudrait utiliser la plateforme Moodle pour apprendre comment utiliser internet pour apprendre pourrait le faire dès aujourd’hui. Elle regarderait les vidéos des rencontres hebdomadaires, dans l’ordre qu’elle choisit, elle lirait les messages sur les forums de discussion et les billets blogues, et elle pourrait  contacter les auteurs. Le fait que le #ITyPA était créé comme activité interactive avec un calendrier spécifique n’empêche pas la création d’un nouveau calendrier, individuel ou commun, c’est-à-dire avec un groupe de collègues ou amis.

Pour moi, le processus d’apprentissage termine cette semaine, parce que je m’étais engagée à suivre le calendrier proposé par les initiateurs. Pour préparer ce blogue j’ai regardé la vidéo de Bruno Devauchelle.

  1. Qu’ai-je appris en suivant ce MOOC ?
  • La construction ou la consolidation de mon espace d’apprentissage personnel

Sur internet, tout y est pour apprendre. Ceci est une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est la disponibilité de ce « tout ». La mauvaise, c’est que ce « tout » est en croissance exponentiel, et même si j’arrivais à « tout » savoir aujourd’hui, ceci serait à revoir la semaine prochaine. Ce MOOC m’a donné l’occasion d’apprendre des choses pertinentes pour ma vie privée et personnelle dans un contexte francophone, en interaction avec des personnes en France et au Québec. L’amitié, cela se construit en créant des liens, avec patience et attention pour l’autre. Dans ce sens, le #ITyPA m’a ouvert une porte vers la francophonie en ligne, et j’ai trouvé des intérêts en commun avec quelques personnes. Ceci est un beau résultat.

  • Mes manières d’apprendre.

Un cours est une structure créé par une ou plusieurs personnes à l’intention d’autres de s’engager dans une suite d’activités éducatives. La particularité d’un MOOC est que le participant est responsable de gérer sa participation et son processus d’apprentissage. Il y a des points de repère pour « avancer », mais on peut les laisser à côté et faire autre chose.

Au départ, je m’étais proposée de créer un billet de blogue par semaine, et de participer aux réunions hebdomadaires synchrones. J’ai obtenu un 9 sur 10 pour ceci.

Je m’étais également proposée de produire des documents en français que je pourrais publier et réutiliser après ce MOOC. Une vidéo et plusieurs cartes heuristiques sur Flickr font maintenant partie de mon portfolio digital.

Un élément de mon expérience est l’utilisation de la langue française dans un contexte digital et professionnel. J’ai publié la plupart de mes tweets en français pendant ce MOOC, et j’aurais l’occasion à continuer, grâce aux personnes qui ont acceptée d’échanger des messages avec moi. Comme Eddy Boulanger-Rosade le constate bien, un MOOC est  un « espace de liberté et d’appropriation de la connaissance conviviale. »

2. Par quoi étais-je été surprise ?

Tout d’abord, je m’engage à vivre des surprises comme occasions de me questionner sur mon point de vue. Le fait d’être surprise me sert de signal qu’il y a quelque chose dont je ne connaissais pas l’existence. Ce MOOC ITyPA m’a offert des surprises multiples, dont ceux-ci :

  • Avoir des droits … tout d’abord

J’ai débuté le ITyPA avec la lecture d’un document qui clarifiait les droits de tout participant. Dans ma culture d’origine, ceci aurait au moins été suivi d’un document au sujet des engagements, voir des obligations, des apprenants. Mais non, cette partie-là était à moi de créer.

  • L’abondance des ressources francophone

J’aurais dû m’en douter, mais l’abondance des documents disponibles en ligne en français m’a agréablement surpris.

  • La diversité de langues

J’ai trouvé une personne qui a été ouverte à lire mes tweets en allemand. Ceci m’a fait beaucoup de plaisir et m’a encouragé à continuer avec ma stratégie de discours multilingue. Merci, Deborah!

  • Ma motivation de continuer

Eh oui, j’ai réussi à intégrer ce MOOC dans ma vie comme jeu intellectuel que j’avais hâte à continuer, après et avant toutes autres activités et obligations. Les séances hebdomadaires et mes ami(e)s sur Twitter m’ont beaucoup aidé à continuer le cours.

3.   Mes satisfactions et regrets

  • Les satisfactions

La lecture des textes pertinents et la découverte de ce qui se passe autour des TIC et l’éducation pour adultes en Europe.

Les échanges avec des personnes généreuses et ouvertes d’esprit qui questionnaient, proposaient, échangeaient des idées pour construire quelque chose, par goût de collaborer.

  • Mes regrets

Marcel Lebrun repense la présence. De ma part, j’ai pensé à créer une rencontre synchrone en ligne, ce que je n’ai pas fait. C’est partie remise, pour le prochain MOOC, pour la prochaine année. 

4.   Un plan d’action pour l’avenir

Pour approfondir mon apprentissage au sujet de la veille, j’ai prévu de donner une présentation en ligne en février en anglais à ce sujet. Enseigner est apprendre, à un autre niveau. Transposer mes connaissances à un autre contexte linguistique et culturel est un beau défi.

Mon apprentissage des MOOC continue en janvier. Je vais m’inscrire pour le MMC13, qui sera offert en allemand.

5.  Quels thèmes aimerais-je maintenant voir abordés dans le cadre d’un nouveaux Mooc ? 

Pendant l’ITyPA j’ai pu continuer mon exploration de l’apprentissage tout au long de la vie. Cette semaine j’ai créé une carte heuristique à ce sujet qui me servira de plan d’exploration. Ce que j’aimerais maintenant regarder est la relation des intelligences multiples, l’apprentissage autonome, et la dynamique d’un cMOOC.

Toute fin est le début d’autre chose – bye bye #ITyPA – hello #MMC13

Une belle métaphore pour mon expérience est l’image ci-dessus, crée par Cynthia Armistead. Un cMOOC commence, et l’expérience ne finit jamais. Il continue comme activité individuelle et sociale, pour autant de temps qu’on choisit. ( http://heartsonghandicrafts.com/the-patterns/infinite-hearts-ii/ )

#ITyPA – Semaine 8 – Les réseaux sociaux numériques pour apprendre

J’ai bien apprécié la présentation de Sébastien Magro  aujourd’hui. D’une part, il a donné des astuces et de l’information pertinente au sujet des réseaux sociaux. D’autre part, il était plutôt calme, c’est-à-dire pas du tout stressé par le « trop » d’information et le « pas assez » de temps disponible. C’est comme cela que je pense pouvoir identifier un connaisseur du monde digital qui vit au rythme des médias sociaux.

Quelqu’un mentionnait que nous passons 18 pourcent de notre temps dans les réseaux sociaux. Je n’ai pas retenu la référence, mais je dirais que ce chiffre s’approche à ma réalité quotidienne.

Je vais répondre aux questions de la semaine pour faire un retour sur mon parcours de la semaine.

  1. Quels liens faites-vous entre apprentissage social et réseautage en ligne ?

Pour moi, tout apprentissage est social, et je sais que je peux apprendre de toutes les personnes qui croisent mon chemin. Dans mon réseau en ligne, il y a des personnes que je connais face-à-face. Parmi ce groupe, il y a des amies, des membres de ma famille et des connaissances. Cependant, la plupart des personnes dans mes contacts sont des gens que je n’ai jamais vus. Par contre, cela ne veut pas dire que je ne les connais pas. Au contraire, je considère quelques-unes de ces personnes comme des proches amies, parce que nous avons collaboré ensemble à plusieurs reprises.

Il y a dix ans, je demandais aux personnes que je venais de rencontrées de me donner leur courriel ou leur numéro de téléphone pour pouvoir rester en contact. Aujourd’hui, les choses ont un peu changées. Je demande d’abord si la personne a un compte sur Facebook ou bien sur Twitter. Si non, j’applique la méthode traditionnelle.

  1. Comment démarrer et développer son réseau en ligne ? Quelle est votre expérience sur le sujet ?

Démarrer un réseau pourrait se faire en quelques minutes. J’ai créé mon compte Twitter en septembre 2009. Deux amis m’avaient invité à le faire, et c’est avec leur appui que j’ai commencé à regarder qu’est-ce qui se passe dans cette espace. Pour développer mon réseau, j’ai suivi au moins six stratégies :

A. À chaque fois que j’ai lu un blogue ou bien un article en ligne, j’ai regardé si la personne a un compte sur Twitter. Après avoir vu les derniers tweets de cette personne, je me suis décidé si je voulais suivre cette personne ou non.

B. J’ai regardé quels « hashtags » était utilisés dans mon domaine, et j’ai vu qui les utilisait. Ces tweets qui me semblaient pertinents pour mon domaine m’ont fait découvrir des gens que je voulais suivre.

C. Des temps en temps, je regarde les gens dans le réseau de mes contacts sur Twitter. Il arrive souvent que je découvre des personnes qui partagent de l’information qui m’intéresse, et je me décide alors de les suivre.

D. Une ou deux fois par année, je fais le tour de tous mes contacts, et je regarde comment ces personnes développent leur réseau. Je reclasse mes contacts à cette occasion, c’est-à-dire : je choisi de rester connecter avec les personnes, ou bien je choisi de couper le lien.

E. À chaque fois que je participe dans une activité en ligne, je demande quel « hashtag » on devrait utiliser pendant l’activité. Ceci me permet des personnes qui publient des informations très intéressantes.

F. Si je rencontre des personnes qui ont une profession intéressante ou bien qui travaillent dans mon domaine face à face, je leur demande souvent s’ils ont un compte Twitter ou Facebook pour rester en contact.

  1. 3.       En particulier : quelles sont les attitudes favorables à l’instauration d’une relation en ligne, centrée sur l’apprentissage ?

Je tiens à remercier les personnes qui me suggèrent de l’information, et ceux qui utilisent l’information que j’ai publiée. À mon avis, une reconnaissance est un acte de parole est une action que établie un lien entre les interlocuteurs. J’ai remarqué, d’ailleurs, que je peux développer une attitude positive plus facilement si je reconnais les personnes autour de moi.

Je préfère publier des choses liées à mon domaine, plutôt que des choses personnelles. En anglais, cette stratégie s’appelle « staying on message». À quelques occasions, je brise cette règle pour communiquer un événement « majeur » qui a un impact sur ma vie. La dernière fois que ceci est arrivé était en mars 2011 lors du tremblement de terre à Mexico. Par contre, je réponds des fois aux tweets et messages personnels des personnes dans mon réseau. Je le fais uniquement si je peux penser à une réponse avec un message positif ou drôle ou humoristique. J’ai essayé l’ironie, et j’ai trouvé que cela ne marche pas toujours. Enfin, apprendre ensemble est possible pour des gens qui se font confiance. Comment cette confiance arrive à s’installer est pour moi encore mystérieux.

De temps en temps, je révise mon profil pour voir si l’information que j’y donne correspond à mes publications, et je l’adapte au besoin. Je fais la même chose avec les gens de mon réseau. Je sais qui publique de l’information que je trouve utile, amusante, surprenante, ou extraordinaire. Lors de la révision, je compose une « watch list » pour voir si je veux couper le lien avec certaines personnes ou non. Je prends cette décision quelque jours après.

  1. 4.       Y a-t-il des réseaux et médias sociaux qui vous paraissent plus efficaces que d’autres, pour nouer des contacts avec des personnes qui partagent vos centres d’intérêts et s’inscrivent dans une démarche d’apprentissage continue ? D’où vient leur intérêt particulier ?

Je ne me sens pas en mesure de dire quel réseaux et quel média est plus efficace. Tout dépend du contexte dans lequel je voudrais communiquer. Je vais faire le tour de quelques médias sociaux que j’utilise.

LinkedIn est l’endroit pour communiquer avec des gens dans le contexte professionnel. Les gens dans mon réseau sont, d’une part, des anciens collègues et copains d’étude. D’autre part, j’y incluse des gens qui proposent des services que je pourrais utiliser ou bien qui auraient un intérêt d’utiliser les miens. La conversation est centrée sur les échanges professionnels et commerciaux. Un exemple : J’ai recommandé à mon dentiste qu’il ouvre un compte sur LinkedIn. Je lui ai dit que j’aimerais recommander son service, le professionnalisme et la gentillesse de toute son équipe. Les groupes sur LinkedIn varient beaucoup quant à la qualité de la conversation. Je continue à observer ce qui se passe pour trouver les endroit qui vaut la peine visiter plus souvent.

J’ai découvert Academia.edu lorsque j’étais étudiante à la maitrise. À l’époche, j’étais contente de pouvoir découvrir des gens qui s’intéressent aux mêmes sujets de recherche que moi. J’ai recemment découvert qu’il y a maintenant un outil pour partager son curriculum et ses publications. Je vais donc continuer à utiliser cet espace. Au plaisir de vous croiser sur cette plateforme!

Mon compte Facebook me permet de rester en communication avec des gens que j’ai connus lors des conférences et d’autres activités virtuelles ou dans le monde physique. Je suis inscrite à quelques groupes pour pouvoir participer à des discussions dont les sujets m’intéressent. Ceci est efficace et agréable. Je trouve l’outil de partager des événements très intéressant pour créer une conversation autour d’une conférence ou d’une rencontre. Tout le monde peut partager ces idées, et l’information est facile à partager. Ne comptez pas sur moi pour jouer ici, c’est-à-dire : Farmville, et les reste des villes ne m’intéressent pas.

En ce moment Twitter est mon réseau préféré. Le logiciel ou bien Tweetdeck fonction très bien sur les appareils mobiles. C’est donc accessible à tout moment pour moi. J’aime lire les partages des gens dans mon réseau, et j’aime partager des articles et des potcasts que je trouve. J’essaie de respecter l’information donnée sur mon profil quand je tweet. Pourtant, une conversation à côté de ce contexte anime l’ambiance, je trouve. J’aime créer des jeux de mots, et je m’entraine à le faire dans les langues que je pratique. Je suis d’accord avec @mons7 que  Twitter stimule l’énergie dans le traintrain quotidien.

Je suis inscrite à Google +, mais je n’y vais pas souvent à présent. À mon avis, ce réseau peut être utile pour lancer des projets. Par contre, il faut une bonne stratégie pour partager l’information pertinente et centrée sur un sujet. C’est à suivre …

#ITyPA, semaine 7 – Les communautés d’apprentissage et de pratiques en ligne

J’ai commencé à réfléchir comment répondre aux questions de la semaine. Les questions me servent comme guide, comme fil conducteur, pour rester assez proche de la conversation qui constitue le ITyPA.

1. Appartenez-vous à une communauté de pratique en ligne ? Si oui, merci de préciser ce qui relie les membres et la manière dont sont intégrés les nouveaux membres.

Qu’est-ce qu’une communauté de pratique? Voici la définition du mot « communauté » selon le dictionnaire AntidoteGroupe social dont les membres vivent ensemble ou partagent des caractères, des intérêts communs.

Selon cette définition, une communauté se forme au travers des expériences vécues ensembles et avec le temps. De plus, les membres d’une communauté sont en mesure de se reconnaître et partagent des intérêts. Tout cela demande du temps et des activités appropriées.

Nous voilà dans la septième semaine de notre MOOC. Eh oui, je commence à sentir la présence d’un « nous » quand je pense au ITyPA. Il y a des personnes présentes qui interagissent, qui partagent, et qui m’écoutent. Comment je le sais? Parce que je reçois des questions, des suggestions, des liens et des petits mots qui m’encouragent et qui me motivent.

J’ai aucune idée combien de personnes participent encore. Impossible de le savoir, je suppose, parce que la participation inclut la lecture et l’écoute de tous, des activités qui ne laissent pas de trace que je puisse récupérer. Comment l’a bien remarqué Vincent Datin « si on a 10% d’individus prêts à s’engager dans un mode collaboratif, c’est déjà bien ». 10% sur 1000 personnes inscrites, cela donnerait 100.

Peu importe le nombre de personnes qui participent, je pense qu’une communauté peut commencer par un noyau, selon moi, un minimum de trois personnes, qui sont prêtes à proposer des activités ou bien des projets pour inviter d’autres à devenir membre.

Je pourrais comprendre notre MOOC comme un méta-projet, assez grand pour que mil personnes s’inscrivent et y inventent leurs propres projets.

Pour répondre à la question :

Il y a sept semaines j’étais membre d’un groupe qu’on pourrait nommer « participants du MOOC ITyPA ». À présent je peux dire que les interactions avec quelques membres de ce groupe me font penser qu’une communauté de pratique, ou bien plusieurs (?) sont en train d’émerger. Je commence à connaître les intérêts que quelques personnes, et nous négocions des activités (la pratique).

Comment Jean-Michel Cornu le définit, les organisateurs d’un projet de collaboration doivent créer des multiples possibilités de s’engager, et, en même temps, ils doivent communiquer à tous ceux qui s’intéressent à participer que le projet est ouvert, et que tout le monde est le bienvenu. En fait, nous avions reçu un document au début de ce MOOC qui a établi les droits des participants. Les deux idées y ont été clarifiées.

Rappel : Les droits du participant à un MOOC

  1. le droit de ne pas participer
  2. le droit de sauter des semaines
  3. le droit de ne pas finir le cours
  4. le droit de creuser un thème, même si la semaine est finie
  5. le droit d’utiliser n’importe quel outil pour participer au MOOC
  6. le droit de vous regrouper autour de domaines d’intérêts communs
  7. le droit de participer au MOOC de n’importe où “le droit de grappiller” (disperser, ensemencer, répandre, semer)
  8. le droit de publier abondamment sur son blog, Twitter, Facebook, Diigo, etc.
  9. le droit de participer silencieusement

En fait, quand j’ai lu ce document il y a sept semaines, j’ai analysé comment je pourrais m’engager, et quels objectifs je pourrais me proposer, à moi, pendant les dix prochaines semaines. J’ai clarifié pour moi-même mon intérêt individuel pour participer, c’est-à-dire sans le partager. Maintenant je vois plus clair quels intérêts ont les autres personnes, et je peux négocier comment réconcilier les deux. Ceci est un processus qui va continuer jusqu’à la fin du MOOC. Il est possible que je continue à collaborer avec des personnes que j’ai connues, ou bien qu’on reprenne contact dans l’avenir. Pour réussir ce processus de réconciliation, les premières trois lois de la collaboration, telle comme définies par Jean-Michel Cornu, s’appliquent.

2. Qu’est-ce qui différencie une communauté de pratique d’un simple groupe ?

Pour commencer, j’ai regardé les définitions de Charles Brisson. Pour lui, « le groupe est un sous-ensemble de la communauté ou du réseau. » Mon expérience de participer dans le ITyPA me fait penser que c’est peut-être le contraire. Il se peut que le terme « groupe » puisse avoir plusieurs interprétations. Le dictionnaire Antidote parle d’un « Ensemble de personnes, de collectivités de même nature, ayant des caractères communs ou ayant des objectifs communs. » En fait, la plupart de groupes sur les réseaux sociaux dont je fais part sont ouverts, ou bien le seuil d’y devenir membre est minimal. Une communauté, à mon avis, est constituée des personnes qui ont des intérêts en commun. Pour prendre conscience des intérêts des autres, il faut communiquer, et il faut « se connaître » au travers d’un minimum de situations vécues ensemble.

3. D’après votre expérience et/ou après observation des communautés mentionnées plus haut, y a-t-il des rôles impartis aux membres d’une communauté de pratique en ligne ? Des règles de fonctionnement ? 

 Une communauté vivante est en développement constant. Et, un peu comme dans un cercle d’amis, une personne peut jouer plusieurs rôles. On peut penser au moment où on devient membre d’une communauté. Un nouveau membre cherchera à connaître les autres personnes, les sujets traités et les règles explicites et implicites. Après un certain temps, ce « nouveau » serait peut-être reconnu comme « membre », et en collaborant avec d’autres, il pourrait contribuer des idées et des suggestions.

Les membres les plus engagés pourraient être reconnus comme « coordinateurs », « animateurs », ou bien « modérateurs ». Ce groupe de personnes devraient clarifier les règles de participation pour la communauté et devraient être en mesure d’affirmer leur existence. À mon avis, les formulations positives fonctionnent pour inviter à tous les membres de s’inscrire à un mode de collaborer et pour aligner les interactions et la communication à certaines valeurs qui, dans le font, créent la culture qui distingue cette communauté des autres.

 

#ITyPA – Réflexions et retour sur la semaine 6 de notre #MOOC

Je suis un peu sur le tard par rapport au programme de notre MOOC ITyPA, mais je suis contente de l’être. La raison : notre septième rencontre, animée par Frédéric Domon, était très stimulante et bien structurée. Les discussions sur Twitter et dans le chat de Google Hangout le témoignent.

Quand je pense à l’apprentissage social, je pense à Lev Vygotsky, dont la photo apparaît en haut de ce texte. Les idées de cette personne m’ont encouragé et m’ont guidé pendant mes études de linguistique et continueront à inspirer mon travail comme enseignante. Tout apprentissage commence en interaction, et, en conséquence, peut être défini comme activité sociale.

J’ai créé une carte heuristique pour analyser le terme « apprentissage social », et j’utiliserai son contenu pour répondre aux questions de la semaine 6 :

1. Dans quels cadres s’effectue cet apprentissage social ? 

J’ai un engagement d’apprendre de toutes les personnes que je rencontre. Tout le monde a une connaissance unique, un talent, une habileté qu’elle peut partager avec les autres. C’est à moi de découvrir qu’est-ce que cette personne peut m’apprendre. Des fois, ce sont des étrangers que je rencontre par hasard, dans le supermarché, dans le bus. Je n’ai pas peur de poser des questions, et un grand sourire met la plupart des gens en confiance. Il y a aussi des personnes que j’ai connues lors des cours en ligne  comme enseignants. Des fois, je reste en contact avec elles, et on commence à définir des projets et à collaborer. Dans ma famille, il y a des personnes très différentes, et beaucoup des personnes de mon entourage sont assez généreuses pour partager ce qu’ils ont appris avec les autres. Toutefois, mon partenaire d’apprentissage préféré est la personne avec laquelle je partage ma vie. Depuis que nous nous sommes rencontrés, nous n’avons pas arrêté d’apprendre, ensemble et l’un de l’autre.

2. Quels types d’apprentissages ?

Il y a plusieurs manières de distinguer des types d’apprentissage. Une typologie utilisée souvent nomme l’apprentissage formel, non formel et informel, selon le contexte de la situation d’apprentissage.

Frédéric Domon distingue quatre dimensions d’apprentissage : réel versus techno et individuelle versus collective. Ainsi, on pourrait créer quatre types : réel – individuel (aller à la bibliothèque et lire un livre), réel – collectif (lecture partagée à haute voix), techno – individuel (la veille active), et techno – collectif (un MOOC).

3. Ces apprentissages constituent-ils une large part de votre “dispositif informel de formation” ?

Oui, tout à fait.

4. Éprouvez-vous le besoin de les compléter par d’autres sources
ou se suffisent-ils à eux-mêmes ?

La veille me donne l’occasion de suivre des conversations qui m’intéressent. Au moment donné, je peux décider de créer un projet (une présentation, une publication, du matériel didactique). À ce moment, je fais un retour sur les ressources que j’ai déjà identifiées, et j’essaie d’évaluer leur qualité et identifier des lacunes. 

5. Considérez-vous que les autres puissent apprendre à votre contact ?

Il m’arrive que les gens me demandent de partager mes connaissances et expériences. Dans ce cas, j’ai des fois entendu des commentaires de reconnaissance.

Quand j’enseigne, j’essaie de comprendre qu’est-ce que les personnes dans mon cours veulent apprendre, et comment ils le font normalement. J’ai toujours l’intention d’apprendre quelque chose de mes élèves, et je crois que ma disponibilité d’apprendre facilite leur apprentissage.

Tout apprentissage est une activité sociale, et tous ceux qui interagissent apprennent. Transmettre ce message de manière implicite et des fois explicite est mon intention dans toute interaction avec mon entourage.

6.  À la demande de Deborah Augustiniak, je rajoute un paragraphe pour partager comment je perçois ma participation dans notre MOOC jusqu’à présent.

Six semaines déjà! Le temps s’écoule, et y résister causerait que de la tristesse.

Je me suis dit dès le début que j’assisterai à toutes les rencontres sur Google Hangout. Mes expériences m’ont donné raison. La motivation de continuer à lire, à interagir, et à écrire vient en grande partie de ces occasions d’écouter la table ronde des animateurs et experts.

J’aurais aimé faire plus, mais bon. Une journée a 24 heures, et cela ne va pas changer. Lâcher prise de l’idée que je n’ai pas fait « assez » est un élément de l’expérience MOOC.

Le matériel proposé par les organisateurs est pertinent, et presque cent pourcent en français. Pour moi, dont cette langue n’est pas ma première, ce choix de ressources me facilite le travail, car je n’ai pas à chercher mes mots au moment de préparer mes documents.  

J’adore l’ambiance. Pour tout ce que j’ai pu voir, les participants interagissent avec beaucoup de respect. Tous les textes que j’ai lu et toutes les cartes heuristiques que j’ai vu (c’est merveilleux de trouver tant de gens qui les semblent adorer autant que moi) sont intéressants à lire.

Bref le ITyPA est un MOOC plein de plaisir.

 

#ITyPA – semaine 5 – La veille active et passive

Ceci est mon premier document crée avec Storify.

J’ai fait un petit tour des outils de veille active et passive, et, dans le document, je partage des ressources que j’ai trouvé utiles. Des fois, je ne savais pas comment trouver de l’information en français. Je continuerai à regarder.

 

#ITyPA – semaine 3 – Les modalités personnelles d’apprentissage

J’ai un peu tardé à compléter cette activité, pour savourer la réflexion, et pour rêver un peu.

1.       Avez-vous déjà vécu une année sabbatique, même à une plus petite échelle ?  

Oui et non. J’ai vécu cette expérience comme conjointe d’une personne qui a droit à des congés sabbatiques. Comme il y avait des ressources financières pour sa famille, j’ai pris la décision de partir avec mon conjointe une année et demie. Je n’ai pas regretté mon choix.

2.       Si on vous offrait une année sabbatique, tous frais payés, pour apprendre autant que vous le voulez sur le sujet de votre choix, à quoi consacreriez-vous cette année (quel sujet, comment apprendriez-vous, où iriez-vous etc.) ?

D’abord, je note que cette question est une invitation de spéculer, d’imaginer des projets sans d’abord faire face à la contrainte de temps et de financement. J’ai créé une carte heuristique pour analyser quatre éléments d’une année sabbatique : a. le concept, b. la communauté, c. les activités, et d. le lieu. Cette liste n’est pas complète. Si vous voyez des éléments qui manquent, je vous invite à laisser un commentaire. Merci!

a. Le concept

Le mot « sabbat » a plusieurs sens. Dans la tradition juive, le shabbat est le jour de repos. Dans le folklore chrétien, le sabbat était une réunion des sorcières. Je crois que les deux éléments (repos et agitation) ont leur place dans une année sabbatique.

b. La communauté

Nous sommes des êtres sociaux, jamais seuls, et toujours en train de jouer des rôles multiples dans notre vie. Une année sabbatique pourrait offrir la possibilité de vivre des expériences « entre parenthèses », seuls ou bien avec d’autres personnes. Une précision : toute personne qui embarque dans une année sabbatique a besoin de son propre projet pour cette expérience. C’est-à-dire : « accompagner » quelqu’un n’est pas propice pour la réussite des projets du couple ou de la famille.

c. Les activités

Dans mon cas, je choisirais toujours une modalité d’apprentissage mixte pour une année sabbatique. J’inclurais des activités d’apprentissage formel et informel dans le plan de mon projet. Par exemple, si j’avais à planifier une année sabbatique dans l’avenir, je pourrais me proposer d’apprendre quelques langages de programmation (html, Java, Linux), comme activité d’apprentissage formel. Comme activité d’apprentissage informel, je chercherais des lieux que je ne connais pas encore pour rencontrer des personnes.

d. Le lieu

Ces lieux n’ont pas besoin d’être à l’autre bout du monde, bien que, dans mon cas, j’essayerais d’aller en Asie pour une année. C’est un continent que je connais seulement comme touriste. Mais je peux également imaginer de vivre dans la même ville pendant une année, à condition de changer d’appartement à tous les mois. Je l’ai fait pendant un séjour de trois mois, au Brésil, et j’ai découvert que chaque déménagement rompre la routine et m’oblige à recréer ma routine quotidienne. 

3.       Vous sentez-vous libre d’apprendre ce que vous voulez, où vous voulez, quand vous voulez?

Oui, tout à fait. La vie est trop courte pour remettre à jamais l’apprentissage de ce que je veux. L’univers est trop grand pour ne pas partir vers des nouveaux azimuts. Et, finalement, il est si complexe qu’on y trouve des choses à apprendre, en toute saison.

#ITyPA – semaine 4

 

Cette semaine, les questions posées dans le cadre de notre MOOC m’ont aidé à de prendre connaissance de comment je gère la veille à présent, et comment je pourrais la réorganiser. J’ai vu le document « La veille sur internet en 5 étapes », et j’ai trouvé l’information très utile pour moi.  

  1. La recherche d’informations en ligne vous prend t-elle beaucoup de temps ? Est-ce une activité agréable ?

La première chose que j’ai distinguée concerne les deux modes de la veille, expliquée dans un autre document. La veille active est une stratégie que j’ai pratiquée et développée à l’université. Avant on prenait le bus pour aller à la bibliothèque, on cherchait des livres dans le catalogue, on feuilletait des journaux, et on prenait des notes. À mon avis, cette stratégie correspond parfaitement à la métaphore de la pêche. Le temps que j’y passe n’est jamais trop ou pas assez pour la veille active. Normalement, il y a un engagement de terminer un projet dans un délai définit d’avance. J’organise mes activités à partir de cet engagement. La veille passive, par contre, implique autre chose, et je préfère penser à un ensemble d’observatoires pour y réfléchir.

  1. Pouvez-vous décrire vos façons de faire lorsque vous cherchez des informations et ressources en ligne ?

Chaque observatoire astronomique n’utilise qu’un type d’instruments pour observer un aspect de l’univers physique. On « regarde » des images infrarouges, des ondes de radio, des rayons X, des rayons cosmiques, etc. En lisant les textes de cette semaine, j’ai découvert plusieurs outils que je peux installer dans mon ensemble d’observatoires pour capturer des nouvelles, des questions, qui rayonnent dans mon ENA. Ceci est un processus, et je vais réfléchir comment ajuster mon ensemble de « télescopes ».

  1. Qu’est-ce qui vous semble le plus difficile, dans la recherche d’information en ligne ? Parvenez-vous à outrepasser ces difficultés, et comment ?

Gérer le temps que je prends pour la veille passive est difficile. Une difficulté est l’abondance d’information et de ressources. Je me rappelle constamment que je ne peux pas « tout » lire, faire, apprendre, et pourtant, j’aimerais y parvenir. Une autre difficulté que j’ai identifiée est l’organisation et le développement des outils numériques pour filtrer et structurer l’information que je souhaite recevoir. C’est à suivre.

  1. De quoi auriez-vous besoin, pour que votre recherche d’information soit plus efficace ?

Pour développer mes stratégies de recherche, j’ai besoin de relire les notes que j’ai pris dans mon journal de bord cette semaine au sujet des logiciels comme Sloovle et xFruits. Je vais les tester et voir comment je voudrais les utiliser.

  1. Où et comment stockez-vous les ressources que vous avez trouvées ?

À présent, j’utilise Diigo, Scoop.IT et Pearltrees .  Je suis en train de regarder comment ces outils fonctionnent pour moi, comment ils se ressemblent, et comment ils se distinguent. C’est un sujet à suivre. J’ai pensé à préparer une présentation à ce sujet, parce qu’un engagement à présenter déclencherait une étape de veille active avec un résultat défini dans le temps.

  1. Partagez-vous l’information que vous avez trouvée ? Comment, avec quels outils ?

Effectivement, je partage beaucoup de ressources que je trouve sur internet. En fait, Diigo, Scoop.IT et Pearltrees sont des réseaux de personnes qui partagent ce qu’elles trouvent entre eux. Normalement, j’inclus tout ce que fais sur Scoop.IT et Pearltrees dans mon compte Twitter.

  1. Utilisez-vous toute l’information que vous collectez ?

Dans la première étape d’une veille active, je retiens beaucoup d’informations que j’organise selon des mots clé. Une grande partie de ces ressources est mise à l’écart dans les étapes ultérieures. La chose importante pour moi : documenter ce que j’ai fait. Cette documentation me permet de continuer lorsque je vis des moments de frustration et de stress. Pendant ces moments, je regarde ma documentation, et je vois comment j’ai géré les éléments de ma recherche. Souvent, je remarque un détail qui me permet de continuer, ou bien je peux formuler une question ou un message SOS que j’envoie à une personne dans mon réseau.

  1. Avez-vous souvent l’impression de manquer de sources, de références ?

Je viens de terminer mes études à l’université. Je me trouve désormais sans accès à la bibliothèque et aux banques de données où les articles scientifiques sont publiés. Google Scholar est un outil qui aide, un peu. Mais cela n’est pas pareil …

#ITyPA – semaine 3 – L’apprentissage formel

  • Étiez-vous un “bon élève” ou un étudiant brillant ?
    Selon mes profs, j’étais plutôt une bonne élève. Je faisais les devoirs, j’allais aux cours, j’avais plus souvent de bonnes que de mauvaises notes. Une fois, en 12ème année, un prof a remarqué que j’utilisais toujours une méthode pour atteindre mes objectifs. Je suppose la personne pensait que j’étais « bonne » à l’école.
  • Vous souvenez-vous de la matière, du cours… que vous aimiez le plus, lorsque vous étiez élève ou étudiant ?
    Je crois que je peux comparer l’apprentissage formel avec l’escalade. Il y a des bouts faciles, puis des bouts qui font peur ou qui semblent impossibles à traverser. On sait que le but est d`arriver « en haut » du rocher, et, heureusement, il y a souvent plusieurs route qu’on peut choisir. Mais attention : des fois, on est obligé d’abandonner, et, dans le pire des cas, on tombe. Les cours que j’aimais le plus à l’école étaient animés par les profs qui aimaient enseigner. Je me rappelle d’une prof qui a perdu le goût d’enseigner après la première année d’exercer la profession. Je voyais que je perdais l’intérêt d’étudier à la maison, et être assise là, devant elle, me faisait penser plus à sa frustration qu’aux tâches qu’elle nous donnait.
  • Avez-vous l’impression d’en avoir appris assez, lorsque vous étiez à l’école ou à l’université, sur cette matière ?
    Tant à l’école comme à l’université, j’ai accepté le fait qu’on disposait d’un temps très limité pour apprendre. Le but, c’était obtenir un diplôme et partir avec. Il fallait faire avec les livres et le curriculum. Par exemple, en histoire, en Allemagne, le sujet du Troisième Reich était au programme en 10è année. Je n’aimais pas apprendre des dates par cœur, et je n’aimais non plus reproduire l’argumentation du prof lors de l’examen. J’ai cherché et trouvé des livres à la bibliothèque municipale pour explorer ce sujet. Et j’en ai posé des questions à mes parents.
  • Après être sorti du système scolaire ou universitaire, avez-vous continué à développer vos connaissances sur cette matière ? 
    J’ai commencé ma formation « tout au long de la vie » même avant de quitter l’université. Cela m’a servi beaucoup, car personne dans mon entourage immédiat n’avait toutes les expériences et connaissances dont j’avais besoin pour réaliser mon projet de maîtrise. J’ai donc développé mon Environnement Numérique d’Apprentissage pour chercher des ressources (publications, cours, spécialistes dans mon domaine).